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Analyse de réseaux : bibliographie complémentaire

vendredi 11 janvier 2008, par Claire Lemercier et Claire Zalc

Manuels, surveys

Pierre Mercklé, Sociologie des réseaux sociaux, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2004

Récente synthèse très pédagogique et critique

Alain Degenne et Michel Forsé, Les réseaux sociaux, Paris, Armand Colin, 2e éd. 2004

Pour aller un peu plus loin, dans une optique plus « lien social »

Emmanuel Lazega, Réseaux sociaux et structures relationnelles, Paris, PUF, 1998

Pour aller un peu plus loin, dans une optique plus « économie et organisations »

Bonnie H. Erickson, « Social Networks and History. A Review Essay », Historical Methods, Summer 1997, vol. 30, n° 3, p. 149-157

Courte présentation très pédagogique

Mustafa Emirbayer and Jeff Goodwin, « Network analysis, culture, and the problem of agency  », The American Journal of Sociology, 99, 1994, p. 1411-1454

Plus ardu, mais une très belle réflexion sur les modèles causaux implicites de l’analyse de réseaux, entre autres

Claire Lemercier, « Analyse de réseaux et histoire  », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 52-2, avril-juin 2005, p. 88-112

Claire Lemercier, « Analyse de réseaux et histoire de la famille : une rencontre encore à venir ? », Annales de démographie historique, 2005, n° 1, p. 7-31

Quelle valeur ajoutée pour des études structurales ?

Harrison C. White, Scott A. Boorman, Ronald R. Breiger « Social Structure from Multiple Networks I. Blockmodels of Roles and Positions », The American Journal of Sociology, 4, 1976, p. 730-780

Si l’on veut revenir aux sources et à la discussion de la notion de rôle social – attention, l’article n’est pas facile à lire…

Karen Barkey and Ronan van Rossem, « Networks of Contention : Villages and Regional Structures in the Seventeenth-Century Ottoman Empire », The American Journal of Sociology, 102(5), March 1997, p. 1345-1382

Sources  : archives judiciaires : mentions d’interactions entre personnes, reformulées comme des interactions entre villages.
Valeur ajoutée de l’approche réseau : permettre une vision complexe et nuancée d’une structure centre-périphérie (plusieurs degrés, plusieurs sous-types…)

Lilyan Brudner and Douglas White, « Class, Property and Structural Endogamy : Visualizing Networked Histories », Theory and Society, 26, 1997, p. 161-208

Sources  : généalogies, héritages et ventes de terres sur plusieurs siècles.
Valeur ajoutée de l’approche réseau : casser la représentation classique des généalogies et mieux visualiser l’endogamie ; voir celle-ci non en termes « oui/non » mais en termes de degré ; mettre en relation liens familiaux et économiques.

Charles Tilly, « Parliamentarization of Popular Contention in Great Britain, 1758-1834 », Theory and Society, vol. 26, n° 2/3, avril-juin 1997, p. 245-273

Sources  : corpus de pétitions. Ce sont les mots qui sont traités de façon relationnelle. Exemple : étude de la structure de la relation « revendiquer auprès de » à partir de phrases comme « les habitants de Leeds revendiquent auprès des Communes que… ».
Valeur ajoutée de l’approche réseau : permettre de représenter des interactions complexes entre groupes et institutions, avec une comparabilité dans le temps qui permet par exemple d’argumenter sur la centralité croissante du Parlement

Maryjane Osa, Solidarity and Contention. Networks of Polish Opposition, University of Minnesota Press, 2003

Sources  : listes de membres d’organisations ou mentions d’appartenances individuelles, reconstituées à partir de sources écrites et orales.
Valeur ajoutée de l’approche réseau : permettre de représenter une structure changeante des relations entre mouvements d’opposition, en quantifiant la centralité de certains (qui s’en trouve revalorisée), en différenciant extension et densification de l’opposition ou encore en pointant ses points faibles

John F. Padgett and Christopher K. Ansell, «  Robust action and the rise of the Medici, 1400-1434  », The American Journal of Sociology, 98, 1993, p. 1259-1319

Sources  : données sur les mariages et les relations économiques entre familles notables (données surtout secondaires dans cet article, complétées ensuite par des sources primaires).
Valeur ajoutée de l’approche réseau : permettre de comprendre des choix politiques qui paraissent indépendants d’attributs plus classiques, sans s’en tenir à mentionner « l’appartenance à un réseau » mais en tenant compte de sa structure (liens redondants ou pas, multi-domaines ou pas…)

Naomi Rosenthal, Meryl Fingrutd, Michele Ethier, Roberta Karant and David McDonald, « Social movements and network analysis : a case study of nineteenth-century women’s reform in New York State  », The American Journal of Sociology, 90, 1985, p. 1022-1054

Naomi Rosenthal, David McDonald, Michele Ethier, Meryl Fingrutd and Roberta Karant, « Structural Tensions in the Nineteenth-Century Women’s Movement », Mobilization, vol. 2, n° 1, March 1997, p. 21-46

Sources  : données biographiques sur l’appartenance à des organisations (premier article) et listes de membres (deuxième article).
Valeur ajoutée de l’approche réseau : permettre de statuer sur des questions pendantes sur les liens entre organisations (les féministes sont-elles centrales ? par exemple) et de comparer des structures de liens dans le temps ou dans l’espace

Douglas R. White and H. Gilman McCann, « Cites and fights : material entailment analysis of the eigtheenth-century chemical revolution  », in Barry Wellman and Steven Berkowitz, Social Structures : A Network Approach, Cambridge, Cambridge University Press, 1988, p. 380-399

Sources  : citations recueillies dans des ouvrages de chimie (plus précisément, co-citations : quels auteurs sont toujours associés ou toujours cités séparément).
Valeur ajoutée de l’approche réseau : description fine, voire objectivation, de notions comme les courants/écoles scientifiques séparés, voire le changement de paradigme (pointé dans une période où la structure de co-citation devient moins ordonnée, moins hiérarchique)

Compléments bibliographiques

On renvoie ici à la bibliographie, faite par Claire Lemercier, à l’occasion d’une séance de préparation à l’agrégation de sciences sociales en 2006.

 

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